Je ne ressens aucun plaisir pendant les rapports sexuels : que faire ?

Je ne ressens aucun plaisir pendant les rapports sexuels : que faire ?

Le plaisir féminin ne va pas forcément de soi pour toutes les femmes. Si pour certaines il semble inné, peut-être s’acquiert-il aussi avec le temps et les expériences ; et le rôle du. de la partenaire est souvent fondamental.

Il ne s’agit pas de courir frénétiquement après un orgasme pharaonique, mais du moins vivre des sensations agréables et partager un moment d’intimité avec un ou une partenaire (ou plus).

En fait, cela devient problématique lorsque cette absence de plaisir est une forme de souffrance personnelle et/ou interpersonnelle.

Avant d’évoquer certains troubles sexuels, Mia rappelle l’importance de découvrir son propre corps et de l’écouter.


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Désir, plaisir féminin et orgasme : comment démêler nos ressentis ?

Nous voyons de plus en plus aujourd’hui de nouvelles sexualités se dessiner : l’asexualité, l’absence de désir ou d’attirance sexuelle, se revendique par exemple d’une orientation sexuelle sans sexualité – et non comme un trouble du désir.

Sans sexualité, pas de plaisir sexuel donc. Et cela n’est pas problématique à partir du moment où cette condition n’est pas une forme de souffrance.

Mais avoir du désir sexuel, de la libido, et ne pas être satisfaite sexuellement, ne jamais ressentir de plaisir, est une autre problématique.

Ici, la notion de souffrance prend le dessus : malgré l’envie et les désirs, "je ressens peu ou aucune sensation". Avant de nous questionner sur les raisons possibles à cette absence de plaisir, précisons quelques points essentiels.

L’absence d’orgasme est à différencier de l’absence de plaisir

L’absence d’orgasme (anorgasmie) ne veut pas dire que l’on ne peut pas prendre de plaisir.

Certes, l’orgasme est souvent l’apothéose d’une relation sexuelle ; mais ce n’est pas toujours vrai. Toutes les femmes n’ont pas la même définition de l’orgasme : et c’est normal puisque les orgasmes n’ont pas forcément la même intensité.

Où voulons-nous en venir ? Simplement au fait que de nombreuses femmes peuvent juger un rapport sexuel satisfaisant, même sans orgasme. Pour être plus imagé, jouir en 2 min comporte peut-être moins de sensations qu’un échange plus long auquel on s’adonne corps et âme à nos différentes envies !

En résumé : l’absence de désir sexuel n’est pas problématique si on vit très bien comme ça. Prendre du plaisir, même sans avoir un orgasme à chaque rapport, est peut-être décevant, mais les sondages montrent que le problème vient généralement d’un manque de diversité quant aux pratiques.

On estime en effet que 20 à 30% des femmes obtiennent un orgasme uniquement par la pénétration vaginale. C’est donc logique que 50% d’entre elles aimeraient une sexualité avec plus de sensualité, et plus de caresses (sondage Ifop, 2019).

Par contre, ne jamais avoir de plaisir malgré l’envie et la libido, ou ne jamais avoir d’orgasme, et en souffrir, mérite que l’on en trouve les causes et des solutions.

Plaisir féminin : comment (re)découvrir la masturbation ?

Le rôle de la masturbation est essentiel pour découvrir son corps : explorez-vous ! Prendre du plaisir n’est pas forcément inné ; il faut se connaître (connaître son anatomie et ses réflexes) mais pouvoir également s’abandonner (« lâcher prise »).

Avant de remettre en question votre sexualité ou le rôle des différents partenaires, il est déjà important de pouvoir prendre du plaisir seule.

Et cela passe aussi par mieux connaître son anatomie. Selon une étude britannique récente, 50% des femmes auraient des difficultés à localiser le vagin sur un schéma de l’appareil reproducteur féminin (The Eve Appeal).

Ce qui pose évidemment un certain nombre de questions en matière d’éducation sexuelle. Car comment prendre du plaisir si on s’ignore soi-même ?

En découvrant son plaisir en solitaire, nous apprenons à interagir avec notre corps. Et cela ouvre la voie de la sexualité. C’est d’ailleurs par la masturbation que nous expérimentons majoritairement pour la première fois le plaisir sexuel et l’orgasme.

La question de retrouver ces sensations ou non avec des partenaires nous amènerait à un autre débat.

Se masturber : le chemin vers le plaisir féminin

N’ayez pas peur de prendre du temps pour vous, lorsque vous êtes seule et sûre de ne pas être dérangée.

Si vous connaissez mal ou peu votre anatomie (un schéma de SVT ça ne compte pas), osez vous regarder ! Ne subissez pas les préjugés ou les clichés pornos à paillettes.

Si les organes génitaux féminins sont moins visibles de l’extérieur que le sexe masculin, positionnez-vous en face d’un miroir. Localisez votre clitoris – c'est la clé de votre plaisir !

Prenant ses racines en profondeur, ses « branches » s’étendent le long des lèvres : en clair, il est stimulable à plusieurs endroits et pas uniquement au niveau de son gland !

Expérimentez vos fantasmes, vos sensations, découvrez les zones qui vous font du bien, sans honte ni gêne : se masturber est humain. Vous n’êtes même pas obligée de vous pénétrer si cette sensation ou cette idée vous effraie : cherchez simplement à vous faire du bien.

Le reste viendra naturellement avec l’expérience. Et cela favorisera un cercle vertueux : en prenant du plaisir progressivement à travers la connaissance de soi, vous prendrez de plus en plus de plaisir ; notamment avec vos partenaires.

Il est par exemple scientifiquement prouvé que les femmes qui pratiquent la masturbation ont plus d’orgasmes que les autres femmes. Et on peut se masturber de bien des manières différentes ! Par exemple, sur le ventre, sur le dos, sur le côté ou encore en se frottant contre un objet, une couette, un coussin, etc. 

Bref, il faut avant tout s’explorer et laisser libre court à ses ressentis. 

Je ne ressens aucun plaisir : mon ou mes partenaires sont-ils/elles « responsables » ?

Si vous avez réussi à prendre du plaisir seule, et que malgré cela, le plaisir à plusieurs n’est toujours pas rendez-vous, alors votre ou vos partenaires sont sûrement « responsables ».

Attention, il ne s’agit pas de rejeter la faute sur votre partenaire : communiquez. Votre partenaire peut tout à fait être attentionné.e et ne pas savoir ce que vous aimez sexuellement ; ou bien « s‘y prendre mal ».

Dans ce cas, c’est à vous de le ou la guider, de lui apprendre ce qu’il vous plaît.

Il ou elle n’est pas dans votre tête, encore moins dans votre corps. Autre aspect fondamental : une mauvaise relation de couple peut nuire au désir sexuel et complètement inhiber votre plaisir. Là aussi, il est important de régler ses différents ; une thérapie de couple peut être proposée pour aider le couple.

La sexualité relève de ce qu’il y a de plus intime en nous ; nous nous livrons, nous nous abandonnons à l’autre, nous nous « dévoilons ».

Sans un minimum de confiance et/ou de respect, il peut être difficile de prendre du plaisir.

Absence de plaisir féminin : faut-il consulter ?

Dans tous les cas, si vos relations et vos rapports sexuels ne s’améliorent pas, que la masturbation ne vous procure pas non plus de plaisir, il faut s’interroger :

  • Est-ce que je souffre de cette situation ?
  • Est-ce que c’est mon partenaire qui souffre ?
  • Si je suis en couple, comment va votre relation ?
  • Est-ce que j’ai du désir sexuel ou est-ce que je me « force » pour faire plaisir à l’autre ?

Ne pas vouloir de sexe est tout à fait possible (comme nous l’avons vu dans le cadre de l’asexualité) et ne pas ressentir de désir sexuel ou d’attirance n’est pas pathologique, si l’on ne ressent pas de souffrance.

Mais avoir du désir sans prendre du plaisir peut être frustrant : si vous estimez que c’est le cas, des solutions existent.

Donc, c’est vraiment la souffrance qui doit vous pousser à consulter une sexologue en ligne, et rien d’autre. Elle pourra ensuite travailler avec vous, afin de comprendre vos difficultés. 

Absence de plaisir féminin : quelles peuvent être les causes ?

Beaucoup de paramètres peuvent rentrer en cause, tant psychologiques que physiologiques, et bloquer l’accès au plaisir féminin lors des rapports.

Un diagnostic médical peut mettre en lumière un trouble de l’excitation et du plaisir ; une aversion sexuelle (dégoût à la pensée de l’activité sexuelle) en lien avec des antécédents d’abus sexuels peut aussi être la cause d’une inhibition sexuelle.

Parmi les facteurs personnels, psychologiques et physiologiques, pouvant gêner la sexualité, nous retrouvons :

  • Une mauvaise connaissance de la sexualité en lien avec l’éducation ;
  • Des croyances morales et/ou religieuses ;
  • Une image de soi détériorée ;
  • La dépression ;
  • Différents traitements : psychotropes (antidépresseurs) et contraceptifs ;
  • Des maladies chroniques (diabète, etc.) ;
  • Une opération chirurgicale : hystérectomie (ablation de l’utérus) ;
  • La relation avec le partenaire ;
  • La maternité, l’infertilité ; des périodes où une baisse de désir sexuel peut interférer avec le plaisir ;
  • Plusieurs pathologies : des dyspareunies (douleurs lors des rapports), le vaginisme (une impossibilité à la pénétration), une vulvodynie (douleurs localisée à la vulve), une anorgasmie (impossibilité à atteindre l’orgasme), une dysorgasmie (trouble de l’orgasme), des troubles du désir, etc. 

Bien sûr, il peut exister d’autres facteurs ; d’où l’importance d’un diagnostic médical si votre sexualité est une source de souffrance.

Plus précisément, il faudra déterminer si vous n’avez jamais pris de plaisir ou si cette impossibilité à en prendre est arrivée secondairement après une période sexuelle sans problème particulier.

Enfin, plusieurs pathologies sont à différencier d’une absence totale de plaisir, comme l’anorgasmie et la dysorgasmie, qui concernent plus l’orgasme.

Toutefois, nous ne voulons éloigner aucune piste : un trouble de l’orgasme peut conduire à de la frustration, et bloquer ensuite le plaisir lors des rapports (notamment si on n’arrive pas à « lâcher prise ».)

Il faudra comprendre si ce trouble du plaisir a toujours existé ou s’il est intervenu à une période donnée.

Absence de plaisir : quelles solutions ?

Parmi les propositions thérapeutiques possibles, on recommande souvent de mieux informer une femme qui souffre de troubles sur la réponse sexuelle féminine. Une prise en charge psychosexuelle est alors souvent proposée.

Avant d’envisager un traitement (hormonal ou pharmacologique non hormonal), il faudra clairement établir un diagnostic et comprendre les causes de cette absence de sensations pendant les rapports sexuels.

On rappelle aussi l’importance de l’hygiène de vie et tous les conseils autour : rééquilibrage alimentaire, arrêt du tabac, sport, etc.

En clair, avant de proposer un éventuel traitement, la sexologue devra estimer le degré réel de souffrance de la patiente, et sa motivation à rechercher un traitement ; le contexte culturel et sociétal sont par exemple lourds d’influence, mais ne doivent pas donner une image erronée de la sexualité.

On rappellera l’importance de la communication affective et sexuelle, afin de permettre l’amélioration de l’intimité affective. La prise en charge du couple est fondamentale, et pas uniquement de la femme ; la sexualité est partagée et les troubles sexuels sont multifactoriels.

Il faudra en outre déterminer le caractère primaire (souvent dû à des facteurs psychologiques ou des abus sexuels dans l’enfance) ou le caractère secondaire (maladie, contexte…) du trouble sexuel.

Nous vous recommandons donc sincèrement de consulter une sexologue en ligne afin de comprendre avec l’aide d’un spécialiste vos difficultés.

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Mia.co : la plateforme de santé dédiée aux femmes

Mia.co est une plateforme de santé dédiée aux femme regroupant des praticiennes toutes diplomées en sexologie.

Elles sont encadrées par un comité scientifique composé de médecins sexologues et de professeur.e.s d’université en sexologie et de membres dirigeant.e.s d’association de sexologues.

La plateforme permet à toutes les femmes de consulter en ligne l’une des spécialistes des questions de sexualité et/ou de bien-être. La consultation en ligne peut se dérouler par 3 modes (téléphone, messagerie sécurisée ou visioconférence) et comporte tous les avantages suivants :

  • Une équipe de praticiennes spécialistes de la sexualité féminine et spécialement formées à la pratique de la téléconsultation ;
  • Une consultation de 30 min à 45 euros (les prix en cabinet varient de 80 à 100 euros) ;
  • La livraison de produits d’accompagnement en 24 ou 48H ;

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