Fréquence des rapports sexuels : fait-on assez l’amour ?

Fréquence des rapports sexuels : fait-on assez l’amour ?

Comme le rapportent plusieurs sondages, nous sommes nombreux.ses à nous lasser après un an de relation, à nous ennuyer, voire même à faire l’amour sans en avoir envie… Pour autant, est-ce une catastrophe ?

La passion des débuts s’est peut-être essoufflée, mais c’est aussi l’opportunité de découvrir une nouvelle sexualité, plus profonde, plus consciente et sans angoisse de fréquence ou de rythme. 

Mia fait le point.


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Fréquence des rapports sexuels : les caprices de la libido

Selon l’étude Ifop/Charles.co de 2020, la libido au sein du couple n’est pas toujours au rendez-vous. On estimait par exemple que 63% des femmes et 43% des hommes avaient déjà fait l’amour sans en avoir envie. 

Si nous sommes les principales concernées, les hommes ne sont pas loin derrière. 

S’agit-il seulement d’un malentendu ? Ou le problème réside-t-il ailleurs ? 

Rien ne nous impose de faire l’amour plusieurs fois par semaine ; et le contraire ne veut pas dire que l’on s’aime plus. 

Peut-être faudrait-il alors arrêter de se mettre la pression, communiquer, et de placer des critères relationnels plus importants qu’une simple fréquence de relations sexuelles.

Fréquence des rapports sexuels : doit-on “tout le temps” avoir envie ?

Qu’on soit célibataire ou en couple, cette question en dit long sur l’un des principaux stéréotypes de la sexualité : toujours être opérationnel.le pour faire l’amour, comme si la psychologie du désir était infaillible et constante.

C’est même un plus compliqué que ça, car très vite on tombe dans la case « manque de désir » ou à l’inverse – « hyper-désir » ou hypersexualité. Tout le problème réside donc dans notre capacité à évaluer un désir « normal », si tenté que cela existe.

Car qu’est-ce qu’un désir “normal” pour un individu puis pour un autre ? Pour un célibataire ou un couple ? Pour un individu à la puberté ? Un senior ? Etc.

La libido dépend de nombreux facteurs complexes selon chacun. Et le “normal” en sexualité n’existe pas vraiment, au regard des facteurs psychoaffectifs, pour ne citer qu’eux. Chacun place ses propres limites, et expérimente sa sexualité à sa manière : la sexualité ne se mesure pas, tout comme le bien-être ou le bonheur ne répond pas à une échelle.

Des facteurs sont plus importants en sexualité qu’une histoire de fréquence ou de nombre : notre éducation, nos valeurs, nos expériences, notre vie de couple, des étapes de nos vies, nos âges…

Vouloir rentrer dans une case « normale » gomme tout ce qui fait de la sexualité l’apprentissage d’une vie.

Fréquence des rapports : comment bien vieillir sexuellement ?

Dans le fond, peut-être que le challenge est de réussir à bien vieillir dans son couple, pour bien vieillir sexuellement.

Et la sexualité n’a jamais sous-entendu de faire l’amour tous les jours ou 3 fois par semaine...

La communication est donc fondamentale au sein d’une relation. Car il est normal d’avoir des périodes où l’on n’a pas envie – sans que l’on doive se sentir coupable ou jugé.e. 

Cela devient un problème lorsque c’est une source de difficultés, d’anxiété, de crainte ou d’angoisse… Pour le partenaire ou soi-même : la sexualité est partagée au sein du couple : qu’elle soit absente ou présente, le seul critère important est la satisfaction et le bien-être des deux partenaires.

Parler avec son partenaire est donc indispensable : savoir ce qu’il/elle ressent, s’il/elle est satisfait.e, s' il/elle s'ennuie, ce qui pourrait être amélioré, etc.

Et bien sûr, la question de la fréquence est moins importante que la qualité des rapports, du relationnel, des émotions, des sentiments que l’on partage et transmet.

L’importance de la séduction

La conjugalité peut souvent accompagner une perte de désir : la répétition, le domestique, une certaine monotonie peut très vite s’installer. Ce qui explique que les débuts de relation sont souvent plus boostés par le cocktail d’hormones en début de relation.

La monogamie instaure par exemple de nouvelles règles, et une nouvelle sexualité par rapport au célibat. La séduction ne doit pas pour autant s’en retrouver absente !

Même si la vie de couple est peut-être moins mouvementée à certains égards, il ne faut pas oublier de séduire, de prendre du temps l’un pour l’autre, d’évoluer ensemble.

La séduction permet donc d’entretenir le désir entre les partenaires, en même temps que l’image de soi, et c’est un facteur clé de la sexualité.

Fréquence des rapports sexuels : accepter la différence de désir

L’égalité des désirs est un stéréotype de plus sur la sexualité ou l’idée de sexe comme « ciment du couple ». Pour avoir envie de sexe, on oublie souvent qu’il faut déjà être bien : on pense parfois résoudre des difficultés grâce au sexe ; or c’est un mauvais raisonnement. 

Prendre du plaisir sexuellement nécessite d’abord d’être bien dans sa peau et bien dans son couple. 

Avoir le même désir que son partenaire, avec la même intensité, au même instant, ne doit pas être une recherche d’idéal. Il est normal de ne pas tout le temps avoir le même désir. Sinon les choses seraient un peu tristes et sans surprise, n’est-ce pas ?

Et nous ne serions que des corps dénués de psychologie.

Accepter cette différence de désir est déjà un premier pas vers le plaisir et la satisfaction. Car en réalité, c’est de la satisfaction sexuelle dont nous parlons.

La question de la fréquence des rapports ne se pose plus à partir du moment où les deux partenaires sont satisfait.e.s sexuellement. 

Par exemple : on peut accepter la masturbation comme une pratique à part de la sexualité dans le couple, et parfois même un moyen de compenser des différences de désirs ; accepter que l’autre s’octroie du temps pour soi-même, etc.

Ce qu’il faut retenir

La question du « normal » en sexualité ou en couple est problématique : chaque couple est différent et nous sommes aussi tous différent.e.s.

C’est donc à chacun de trouver son bon fonctionnement ensemble : la fréquence de vos rapports sexuels doit répondre à vos critères et à vos envies, et non pas à ceux que l’on peut pafois lire dans les magazines. 

Être satisfait.e sexuellement, et surtout dans son couple, engage parfois de la patience, de la persévérance, de l’apprentissage, du partage et une bonne dose de communication.

Le tout, c'est de se faire plaisir, quand on veut, comme on veut, et même avec qui on veut !

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